BONJOUR DES PLATEAUX DU KARABAGH

Je porte parfois dans mon cœur une existence mélancolique et lancinante, triste de mélodie et d’espoir, et au plus profond des ténèbres et de la nuit, je pense à une sycophante qui activerait mes rêves sans peine et sans bruit de la République du Haut-Karabagh. Voilà ce rouge bacille, qui transite par mes soupirs pour que s’envolent mes espoirs de liberté. Aride et meuble comme si le sol se dérobait sous mes pieds de confiné, la solitude est aussi présente qu’un manque de cigarette ou qu’un voyeur aveugle de voir l’horizon de son vis-à-vis.

Et soudain, c’est l’océan au bord de mes cils qui ravagent mes yeux d’une ombre d’amertume, pensée qui fait déborder le vase de ma tristesse, et quand une goutte tombe glissant le long de ma joue et se faufilant entre mes lèvres, c’est le sel de la mer qui vient à mon esprit et qui ronge la douleur de mon Etre. Pas d’océan autour de moi, je nage seulement dans la peur qui flotte puis qui coule lentement dans des journées interminables.

Il faut tenir pour ne pas dériver, ne pas se noyer sous cette vague immense qu’est ma souffrance d’être seul sans mes amies et mes maîtresses, sans mes jouets de tous les jours, sans regarder le monde couler à flot devant mes yeux. La mort d’un poète en manque de Spiritus (traduisez de souffle divin). Bref, en manque d’inspiration, car finalement, c’est vous qui me nourrissez.

Anonymode

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