PFW LA MARQUE ET LA PLUME

Babylone a vanté ses murailles de briques, Rhode a fait renommer son colosse l’orgueilleux, et l’Égypte a réalisé des sommets avec des masses de pierres admirables, alors que la Fashion Week de Paris réalise une masturbation intellectuelle. Après Monsieur « Grivois », cela ne m’étonne pas.

Mais, on peut remarqué que la maison Chloé, quant à elle, était l’équilibre parfait entre la beauté et la fonction et donnait les grandes tendances. Le rouge était mis après le jaune des gilets chez Saint Laurent et l’utilisation du vinyle pour le 41 rue Quincampoix chez Denise. Seul Watanabe continue sa déconstruction vestimentaire hors tendance, et probablement, plus du tout dans la bonne direction.

Un véritable retour à l’élégance et à la sophistication ? La mode ferait-elle une pose dans le cool wear ou le street wear ? Un moment de réflexion à la façon dont les vraies femmes veulent s’habiller. Je parle de celles qui travaillent et prennent le métro ou le vélo, c’est selon.

Le léopard et le velours font également une petite réapparition avec l’ajout de papiers peints à fleurs et à carreaux. Paco Rabanne proposait une collection magnifiquement travaillée, rendant les références historiques extrêmement modernes et pointues. ll n’y que Maille qui m’aille.

Ultra noir et la féminité exacerbée, le tout célébrant le pouvoir féminin ! Certaines griffes ont offert une vision sombre et fascinante à l’image de Balenciaga, Marine Serre, Thom Brownes et Noah’s ark. Mais la plupart des shows s’ouvrait sur des épaules larges, parfois exagérées comme une armure, comme si le message était les femmes ont besoin de protection.

On a vu un retour du cyber-punk et des totals looks cuir de Milan qui se sont transformés en latex chez Balmain et Saint Laurent. Le porno chic serait-il de retour ? Les harnais et les chaînes étaient également présentes : « mais là où il y a de la chaîne, il n’y pas de plaisir, et les grosses bottes à semelle en gomme que l’on voyait à Milan étaient partout à Paris. La chasse ou les bottes de chantier pour un travail qui, somme toute, pour certains restent et laissent à désirer.

Une Fashion Week où les intervenants se sont échangés leur corona virus en pagaille, et cela sera peut-être un bien en renouvellement. Les « Tout-à-l’égout » qui demandent une statue pour leur participation aux Front Rows, des surréalistes de la mode en photo. Une population qui vente et qui défèque. Vous me direz que c’est moins tragique que celui qui défèque et pense qu’il vent, mais tout de même !

Anonymode

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