VUITTON MA GRIPPE

Il inspecte l’invisible, et est rompu aux formes vieilles parmi les innocents, voici la nouvelle école dite « Rapeurisant », comme un grand prêtre boulimique de la couture basse et maquignon du point de feston, il est le proxénète de l’envie des autres.

Depuis qu’Abloh a lancé la ligne homme pour Vuitton en essayant de faire de la marque un phénomène pour les Milleniaux, et alors que ses débuts étaient prometteurs, voilà la suite qui sera plus « promoteur » pour le Seigneur des Arnault dû aux méventes et à un style, qui à terme ne pouvait être contrôlable, même pour LVMH. La boîte de Pandore, qui avait été ouverte, aura beaucoup de difficultés à contrôler ce changement. Le Seigneur, le sachant, aurait-il donné ses instructions pour que les ventes décollent ? En tout cas, c’est au jardin des « Huileries » qu’a eu lieu la présentation, là où quand vous rentrez, c’est comme lors d’un dîner de famille et d’amis animé par des célébrités et des rappeurs. Si vous n’êtes pas un Afro-Européen, vous êtes persona non grata, et aucun journaliste, digne de ce nom, n’est d’ailleurs présent. Seules quelques « blo Gueuses » de moche pour la circonstance ont été déposées frauduleusement sur le bitume.

C’est la plus belle mise sous perfusion d’un sérum de jeunesse pour la marque Vuitton qui a presque 170 ans. Cela aurait pu être positif, mais l’énergie du départ n’était -elle pas seulement qu’un « burn out » ? Le manque de profondeur de cette collection nous fait re-basculer du rêve à un nouveau cauchemar. L’environnement était fortement inspiré par Magritte avec un ciel bleu nuageux et des sculptures d’outils de tailleurs et une clef « over size » pour ouvrir nos esprits certainement. Un streetwear qui imitait les vêtements du vestiaire le plus classique au monde, des manteaux, costumes et vestes parfaitement coupés mais qui manquaient désespérément de créativité.

Trouver la bonne formule et convaincre les nouvelles générations d’adopter les uniformes classiques trois pièces : veste et cravate, est le plus grand défi de l’industrie actuelle, et est-ce qu’Abloh a trouvé le bon langage ? Des patchworks avec volants sur les vestes et les manteaux, des chemises à froufrou, avec un final qui se termine par des tenues bleues nuancées qui ressemblent à un tableau du peintre belge au chapeau melon. cette collection aurait pu être créée par la mère du génie du surréaliste flamant, Régina Bertinchamps, modiste et mère de Magritte. Nous avons vu le message ! Ces chaussures ne sont pas une birkenstock, mais une chaussure Vuitton Berluti.

Anonymode

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s