NOUVELLE TERRE D’HERMES

Jeudi soir dernier, Hermès avait invité toutes ses juments, qui sont les premières clientes de la maison, pour la réouverture de son magasin à San Francisco où la maison est depuis 32 ans. La marque propose une expérience événementielle, pour une ruée sur l’or de la « silly conne » Valley qui ne sera pas en reste, car la seule modernité de la maison sera bien le bracelet de « l’Apple Watch ». Un thème équestre, cela n’est que justice de rendre à césar ce qui appartient à cheval, et qui a bien failli appartenir au « Cheval Blanc ».

Un vaisseau « amylase » dans cette nouvelle boutique de 836 mètres carré de soie, un géant pour une société de luxe qui n’est qu’une puce face à celle du Seigneur des Arnault, mais nul n’est prophète en son prémix. Un espace tentaculaire pour quelque 500 invités triés sur le « carré », qui ont pu admirer le fleuron de la marque. Des exclusivités de la maison pour ce site de San Francisco, dont un nouveau sac de pêche pour aller à « Fisherman Wharf », ainsi qu’un nouveau bracelet « Apple Watch » en cuir de veau, un clin d’œil du « foutage de gueuses » pour les clientes les plus « pur-sangs » de la Californie.

A noter que George Boutros, le légendaire négociateur en fusions et acquisitions de la Silicon Valley, a visité l’espace avec son épouse, tout comme l’investisseur Bill et Sako Fisher, ainsi que des centaines d’autres invités, mais n’allez pas interpréter qu’ Hermès chercherait des fonds pour se développer. Une hospitalité à grand coup de verres de champagne californien et de vins de la Napa, la qualité requise pour une soirée de haut « vole », car bien mal acquis ne profite qu’après.

Ensuite, une navette vide, car les people présents ont préféré prendre leur Limousine consommant 30 litres au cent mètre, pour rejoindre un chapiteau de cirque. Hermès et l’écologie : « j’arrête le coton tige ! », en citant la liste de ses mannequins. L’atmosphère sombre devait s’ouvrir sur un mur de lumières en or, une atmosphère d’un autre monde, des préposés à l’accueil masqués d’une tête de cheval accueillaient les invités à leur entrée, comme dans les soirées que donnait autrefois l’Ange Noir, j’ai nommé Jacques de Bascher. Mais, la chute pour Hermès ne sera qu’une chute de cheval et certainement pas une chute de rein. « De l’or, de l’or et de l’or, il est l’or de se réveiller mon Seign’or. »

Au niveau pitance, quand LVMH propose du caviar à la louche, Hermès nous invite à manger du poulet, des côtelettes d’agneau, du bœuf, « des thons » mais là je parle des bimbos accompagnant les nerds de la « Silly conne » Valley qui étaient là pour la circonstance. Charcuterie française et fruits de mer, un mélange pour les jambon-beurre-cornichons, c’était unique de théâtralité, de classicisme et insolite, il est vrai. Bimbos et argent de mauvais goût, voilà une soirée au comble de l’inattention, c’est-à-dire, prendre « l’Edit de Nantes » pour une anglaise, mais il est vrai que la devise de la maison, cent fois sur le fessier, remettez votre outrage.

Anonymode

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